L’école maternelle, c’est le temps de l’ensemencement. Voilà pourquoi tout ce qui s’y réalise se révèle d’une importance cruciale pour le développement ultérieur de l’enfant.
Alors évidemment, c’est dans ce temps d’ensemencement que l’écriture balbutiante va trouver ses premières forces, c’est dans ce temps-là aussi que la lecture en images va installer les bases de la lecture des mots et que l’utilisation du langage oral va se consolider pour devenir le socle de la forme scriptible de la langue et c’est à cette période fondamentale également que la réalisation des premières opérations mathématiques va effectuer plus ou moins solidement son ancrage.
Mais c’est aussi dans ce temps d’ensemencement que l’on doit déjà s’attacher à assurer l’apprentissage des compétences qui fondent les habiletés psychosociales (estime de soi, empathie) et songer à la mise en mouvement prudente et précautionneuse de l’apprivoisement des nouvelles technologies.
En outre, il y a lieu de tenir compte du fait que, pour que ce temps d’ensemencement se réalise dans de bonnes conditions, il convient toujours de veiller à articuler plus fortement les dimensions affectives et cognitives nécessaires à la transmission précoce des apprentissages : le très jeune enfant ne peut en effet se développer que dans la sécurité affective et la stimulation cognitive conjointes.
Alors évidemment, rendre cette école obligatoire dès trois ans n’a de sens que si l’on se donne les moyens d’assurer l’ensemencement de chaque enfant en utilisant des méthodes éducatives et des techniques pédagogiques qui donnent la même place à chacun et permettent à chaque petit élève de s’engager activement dans les apprentissages en se sentant tout aussi digne de découvrir le monde que chacun de ses semblables…
Or, celle-ci ne pourra se réaliser concrètement que si l’instruction obligatoire à 3 ans s’appuie sur 4 principes :